L'histoire sans rien

by Xas 13. September 2010 06:06

Je me demande si c'est Matrix qui a réveillé les producteurs, mais on voit quand même de plus en plus de films de SF tous publics au cinéma. Ca mérite refléxion, voilà un débat qui m'intéresse. C'est à quoi je pensais que je suis allé voir dimanche dernier un petit film de SF. C'était lors de la cérémonie de clôture de l'étrange festival.

Petit aparté, on s'est tapé avant le film les court-métrages vainqueurs du festival. Celui choisi par l'équipe des courts de Canal+, mais... Mais vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment n'importe quoi. Mais d'une force. D'une surpuissance. All flowers in time, de Jonathan Caouette. Un supplice. Le prix public, One night, de Alexandra Schepisi était presque sympa, mais trop trop trop long. 25 minutes qui peuvent facilement être ramené à 10. Si ce n'est moins. Le monde du court-métrage est vraiment particulier et je me demande si je suis capable de le comprendre. Ou alors c'est que de la branlette de merde. Fin de l'aparté.

Monsters raconte l'histoire de deux personnes au Mexique qui doivent rejoindre la frontière américaine pour rentrer chez eux. Le seul problème c'est qu'il doivent traverser une zone infectée par des organismes extra-terrestres. Et c'est dangereux. Alors là vous me dites Cloverfield, et moi je vous dis : Non. Je n'ai pas vu The Road, mais de ce que j'en ai entendu, peut-être que cela se rapproche plus. Ou de ce que j'en vois...


Je parie que c'est la même personne qui a fait les deux affiches

Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt nos poulpes, puisque les extraterrestres sont des poulpes géants. Alors chose très très importante. Ca n'a rien à voir avec District 9. Mais alors rien du tout. Vous serez automatiquement déçu.

Mais parlons-en avec un peu de spoils et de digression...

Mon avis sur le film : c'est un film Effet Deliverance (c).

Bon maintenant qu'est ce que ça veut dire. Si vous n'avez pas vu ce chef d'oeuvre des années 70, allez le voir et revenez lire plus tard. Sinon je vous spoils 2 films pour le prix d'un.

Deliverance a été le premier film qui m'a donné 2 sentiments complètement opposés. D'un, ce film est génial, stressant. Et de deux, une fois le film fini, le seul sentiment qui reste c'est celui de vouloir rencontrer le réalisateur et de lui péter les deux genoux et les deux bras. Minimum.

Parce qu'à la fin, tout ce que tu as ressenti c'est - ho putain il va se passer un truc de ouf, ho putain il va se passer un truc de ouf, ho putain il va se passer un truc de ouf, ho putain il va se passer un truc de ouf, ho putain il ne se passe rien !!!

Dans les milieux autorisés du cercle de potes avec qui j'ai passé la fin de soirée, il en sort que le film va faire un flop. On a globalement aimé mais il est mal présenté. On te le vend comme un D9 au Mexique. Mais non bordayl !! Voilà comment l'intelligentsia marketeux te plombe une réalisation. Ca me rappelle l'excellent et sous-estimé Equilibrium, vendu comme un Matrix alors que ça n'a rien à voir.

Pour sa défense, on pourra dire que ce n'est qu'une histoire de budget. Il paraitrait que le film aurait couté 15.000$, mais ça sent le pipeau cette histoire. Le pipeau.

En conclusion, j'ai retenu trois choses de ce film :
1 - Le photojournalisme dans un monde SF c'est au Canon 400D
2 - Si vous avez aimé Deliverance ou bien The Hurt Locker, alors il y a des chances que vous appréciez Monsters à sa juste valeur.
3 - Impossible d'aimer la scène finale, totalement what the f... !!??

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